Entre sorties exclusives et collaborations, la ComplexCon a une nouvelle fois réuni quelques-unes des paires les plus convoitées.
Ce week-end, la ComplexCon a investi Los Angeles pour une nouvelle édition placée sous le signe de la sneaker. Pendant deux jours, marques, designers, artistes et passionnés se sont retrouvés au même endroit pour découvrir les projets qui façonneront les prochains mois. Depuis ses débuts en 2016, l’évènement organisé par Complex est devenu un rendez-vous à part entière. Et pour cette dixième édition, les marques n’ont pas manqué de profiter de l’occasion.
S’il y a bien une silhouette qui n’a plus besoin de faire ses preuves, c’est bien la Nike Air Force 1. Quarante-quatre ans après sa première apparition, l’icône imaginée par Bruce Kilgore continue de traverser les époques. Pour cette nouvelle édition de la Complex Con, le Swoosh n’a pas manqué de la remettre sur le devant de la scène. En tête d’affiche : Victor Victor. Le label de Steven Victor a profité du rendez-vous californien pour lancer une nouvelle Nike Air Force 1 Low. La paire a été proposée en quantité limitée durant le week-end et s’est rapidement imposée comme l’une des sorties les plus recherchées.

Mais la surprise est venue de Lil Yachty. Après avoir renforcé ses liens avec Nike ces dernières années, le rappeur d’Atlanta a profité de la ComplexCon pour poursuivre l’histoire de Concrete Boys, avec non pas une, mais deux Air Force 1 Mid. La première a fait l’objet d’une sortie limitée à 1000 exemplaires durant le week-end. Cuir façon crocodile. Empiècements noirs. Aucun doute, Lil Yachty continue d’imposer l’identité de son collectif sur l’icône de 1982. Mais ce n’est pas tout. Une seconde déclinaison rose et noire a été aperçue aux pieds du rappeur. Cette dernière aurait été produite à seulement deux exemplaires, tous deux réservés à l’artiste. De quoi confirmer que l’histoire entre Concrete Boy et le Swoosh est encore loin d’être terminée.
Credits photo : @sneakerdenn (Instagram) et @mr_stash (Instagram)
Stash et LAAMS se sont également attaqués à la Air Force 1 avec une édition limitée à seulement 50 exemplaires. Une association qui n’a rien d’anodin lorsque l’on connaît la relation de Stash avec le Swoosh. Figure incontournable du graffiti new-yorkais, l’artiste collabore avec Nike depuis les années 2000 et a participé à certaines des créations les plus marquantes de cette période. Plus de vingt ans après ses premiers projets avec la marque, Stash continue d’utiliser les silhouettes Nike comme une toile à part entière.
La marque aux trois bandes prépare la suite
Du côté d’adidas, la ComplexCon a également permis d’entrevoir les prochains projets de la marque. L’enseigne allemande a profité du rendez-vous pour donner un premier aperçu de ce qui animera son catalogue dans les prochains mois. Après avoir introduit sa Adistar Jellyfish, Pharell Williams continue d’étendre sa gamme avec l’arrivée d’une nouvelle silhouette grise baptisée “Storm”. Plus sombre que les premières versions, la Jellyfish continue de puiser dans l’héritage running des années 2000 tout en conservant les proportions exagérées de Pharrell. Proposée en avant-première à la ComplexCon, la paire doit désormais connaître une sortie plus le 24 octobre.
Credits photo : adidas
S’il y a bien un label qui continue de faire son chemin, c’est Hellstar. La marque californienne a profité de l’évènement pour présenter sa propre adidas Megaride S2. Après plusieurs années à développer son univers autour du textile, Hellstar poursuit son rapprochement avec les trois bandes en s’attaquant à une silhouette directement issue des archives running d’adidas. La collaboration a bénéficié d’une première sortie à la ComplexCon avant une commercialisation plus large.
Credits photo : @complexsneakers (Instagram)
Sp5der a également puisé dans le catalogue de la marque, mais avec une silhouette différente : la F50 Formotion. Directement inspirée des archives football d’adidas, la paire reprend l’univers footballistique et futuriste du modèle tout en injectant les codes du label.
Vans et Reebok misent sur leurs classiques
Difficile de faire plus classique qu’une Vans Era. Née dans les années 70 et devenue indissociable de la culture skate, la silhouette a traversé les décennies sans réellement bouleverser sa formule. Pourtant, il aura suffi d’une collaboration pour en faire l’une des paires les plus convoitées de la ComplexCon. Satoshi Nakamoto et Vans ont profité de l’évènement pour proposer une édition bleu marine de leur Era 59 Distressed “Black”, exclusivement réservée au rendez-vous californien. Face à l’affluence, le stand a même dû fermer temporairement ses portes.
Credits photo : @satoshinakamoto._ (Instagram)
À quelques pas, Imran Potato a eu une vision beaucoup moins traditionnelle de Vans. Connu pour détourner les codes et jouer avec les références populaires, le designer s’est attaqué à deux piliers de la marque : la Authentif 44 et la Old Skool. Le résultat ? Un pack qui ne passe pas inaperçu. La collection reprend les codes du créateur pour les appliquer à deux des silhouettes les plus reconnaissables de Vans.
Credits photo : @imran_potato (Instagram) et @sneakerdenn (Instagram)
Vans n’est pas le seul à avoir replongé au sein de son catalogue. Reebok a profité de la ComplexCon pour puiser dans ses archives. Avec BBC Ice Cream, la marque poursuit le retour de la Board Flip, silhouette indissociable des années 2000 et de l’univers développé à l’époque par Pharrell Williams. Les deux partenaires ont développé une nouvelle déclinaison baptisée “Beer”, directement inspirée des canettes de bière japonaises. Mais comme souvent durant cette édition, la particularité du projet réside surtout dans sa rareté. La version argentée a été limitée à seulement 500 exemplaires, tandis qu’une seconde conception dorée n’aurait été produite qu’à 25 unités, dont une partie proposée via un tirage au sort durant l’évènement.