À l’occasion de Paris Photo, Nike, Gaze Magazine et Kourtrajmeuf célèbrent la nouvelle génération de femmes créatives et ambitieuses. En avant : la Shox Z.
Derrière les rideaux du lieu, les premières images apparaissent : portraits suspendus, écrans en mouvement, jeux de lumière. Ici, la Shox Z s’impose partout. Plus qu’un produit, la paire devient la colonne vertébrale d’un récit qui s’inscrit dans une initiative menée par l’enseigne du sportwear. Réunissant 21 créatrices émergentes : 10 guidées par Gaze Magazine, 11 par Kourtrajmeuf, celles-ci sont venues façonner leur propre vision de l’ambition, donnant à la Nike Shox Z un rôle central. Celui d’un fil rouge qui relie les voix féminines réunies pour l’occasion.
Héritière de l’audace des années 2000, la silhouette est de retour dans une version affinée. Un symbole d’innovation, de futurisme et d’énergie. Ses lignes singulières, presque provocantes traduisent une nouvelle forme urbaine et reflète les multiples identités féminines. Aujourd’hui, la Shox ne cherche pas à plaire, mais revendique fièrement sa différence.
Dès les premiers pas, les vingt-et-une artistes occupent l’espace. Certaines avec des images brutes, d’autres par la vidéo. Un écosystème où chaque pièce dialogue avec les autres, comme pour recomposer une cartographie sensible de l’ambition féminine. Clarence Edgard-Rosa, fondatrice de Gaze Magazine, résume d’ailleurs un sentiment : “Quand on est une jeune artiste, on est plutôt seule dans notre direction artistique”. L’exposition s’inscrit précisément à contre-courant de cette solitude : celle-ci crée un espace commun où les démarches se croisent, s’influencent, s’éclairent.
Quand la Shox Z devient un langage
Parmi ces voix, celle de Kim-My, occupe une place singulière. Photographe autodidacte, celle-ci a façonné son regard dans la nuit. Un territoire où le mouvement et l’abstraction deviennent des outils pour interroger les récits qu’on hérite, ceux qu’on déconstruit. Son projet, intitulé “Leap of Faith”, esquisse un monde sororal : trois piliers de sa propre réalité. Chez elle, l’ambition n’a rien d’individuel, Kim-My l’articule comme un principe collectif, presque organique : “Pour moi l’ambition est forcément collective. Si tu penses que tu arrives à faire les choses tout seul, ce n’est pas vrai.” La Shox Z devient un symbole d’énergie partagée, un ressort qui ne propulse jamais un corps seul, mais avec une trajectoire soutenue par d’autres. Son travail en fait une extension de cette idée, celle d’un mouvement en plusieurs.

L’interprétation proposée par Louise Sauvard s’inscrit dans une autre tradition. Sa photographie, qui brouille documentaire et fiction, s’intéresse à la chambre d’adolescente : un espace domestique et clos où se fabrique l’ambition. Inspirée par la grammaire visuelle d’Ambush et Nike, celle-ci interroge ce qui constitue la norme, et surtout, ce qu’il faut transgresser pour s’en échapper. Pour elle aussi, la Shox Z joue un rôle narratif.
Autour d’elles, les autres créatrices prolongent l’exploration. Textures, silhouettes, fragments filmés. Chaque œuvre revisite la paire par la vision unique des créatrices, une sensation, une idée, un mouvement. Les colonnes à ressort de la Shox Z, ses lignes étriées, sa structure architecturale deviennent des motifs d’interprétation que chacune s’approprie.
Un espace où l’ambition s’incarne
Dans la seconde salle, les courts métrages s’enchaînent. Éclairages, pulsés, corps en suspension, gestes répétés : autant de micro-narrations soutenues par Kourtrajmeuf qui réaffirment la place centrale de la Shox Z dans la création contemporaine. Pas comme simple objet de design, mais comme ce que Nike cherche à en faire : un catalyseur. Un élément capable de porter des récits personnels tout en restant ancré dans la culture du sport et de la rue. Au cœur de cette salle, celui d’Emma Lazli Bert. Artiste pluridisciplinaire, celle-ci mêle vidéo, installation et écriture pour explorer le rapport entre transmission, réel et hybridité.

"J’ai voulu réaliser un conte. Peut-être qu’avec un peu de chance, ce subterfuge vous embarquera. J’ai choisi de filmer mon amie Badboo qui, par sa vocation, incarne bien ce qu’est l’ambition. C’est une artiste, une amie et un être complexe qui a grandi entourée par des histoires lyriques, de femmes, qui comme moi, la laissent intranquille et lui donnent le désir de faire du monde quelque chose à soi."
Emma Lazli Bert
Artiste pluridisciplinaire
L’ensemble compose une exposition dense, structurée, qui dépasse la simple mise en avant d’un produit. En confiant la Shox Z à ces créatrices, Nike ne signe pas simplement une exposition, mais ouvre une conversation. Une conversation sur le futur du design, sur l’espace laissé aux voix féminines, sur ce que peut devenir une paire lorsque celle-ci dépasse le statut d’objet.
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