Paris a une nouvelle fois servi de terrain d’expérimentation aux marques et créateurs, entre collaborations inédites et silhouettes réinventées.
Impossible d’évoquer cette édition sans revenir sur l’une des collaborations les plus inattendues aperçues sur les podiums parisiens. Après plusieurs semaines de teasing, Mowalola a profité du catwalk de la capitale pour présenter, pour la première fois, sa collaboration avec Jordan.
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La créatrice britanno-nigériane repousse les limites de la silhouette imaginée par Tinker Hatfield en 1998 et propose une nouvelle lecture, presque détournée, en supprimant le talon pour lui donner une construction de mule. Pour autant, la référence à l’ADN original n’est jamais totalement effacée. Les lignes inspirées de l’univers automobile restent visibles, comme une mémoire du design qui continue de traverser la réinterprétation. Présentée aux côtés d’une version plus classique, cette proposition s’inscrit dans une dynamique plus large portée par Jordan : celle d’un catalogue devenu terrain d’expérimentation.

Slam Jam poursuit son histoire avec le géant américain en s’attaquant cette fois à la Air Jordan 8, une silhouette emblématique du début des années 90. Fidèle à son approche minimaliste, le retailer italien semble ici privilégier une lecture plus épurée de la paire à travers deux silhouettes. L’objectif n’est pas de transformer la silhouette, mais plutôt d’en réinterpréter les codes à travers deux constructions subtiles.
Asics confirme sa domination sur le running
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Saison après saison, Asics continue de s’imposer comme l’un des acteurs les plus influents de la scène sneaker. Longtemps cantonnée à l’univers du running, la marque japonaise multiplie désormais les collaborations et a profité de la Fashion Week pour dévoiler ses prochains partenaires. Le premier est signé Little Tokyo Table Tennis, qui revisite la Gel-Resolution 5. Plus qu’une simple collaboration, le projet célèbre l’univers du tennis de table japonais à travers une silhouette historiquement conçue pour les courts de tennis. Les différents coloris jouent avec des teintes sobres, des matières premium et plusieurs références graphiques propres au collectif tokyoïte.
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Dans un registre radicalement différent, Story mfg. poursuit son dialogue avec la marque nippone. Après leurs précédentes collaborations, le label britannique dévoile deux silhouettes qui reprennent les codes de son emblématiques motif à carreaux. Fidèle à son approche artisanale, Story mfg ne cherche pas à bouleverser le design original, mais préfère raconter une histoire à travers les matières et les couleurs. Pensées autour de l’idée “Trees are Poems”, les deux silhouettes prolongent l’univers responsable et contemplatif du studio britannique, qui continue d’imposer une vision singulière au sein de l’industrie.
Saucony accélère son retour au premier plan
S’il y a encore quelques années, Saucony semblait évoluer dans l’ombre des principales enseignes, la marque américaine poursuit son retour avec une stratégie : multiplier les collaborations. Dans ce contexte, Saucony a présenté une partie de son programme pour la fin d’année 2026 et même pour 2027. Parmi les annonces les plus attendues figurent deux nouvelles créations avec Wetside Gunn.
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À la suite de plusieurs collaborations, le rappeur de Buffalo est de retour avec une ProGrid Omni 9 inspirée de l’univers de Spider-Man, tandis qu’une nouvelle Grid Jazz 9 recouverte de motifs animaliers est prête à prolonger l’univers extravagant qui caractérise chacune de ses sorties. Mais Wetside Gunn n’était pas le seul invité de cette présentation. Saucony a également officialisé un partenariat avec a-Feeling, studio créatif fondé par Drew White, tout en dévoilant plusieurs silhouettes inédites qui composeront son catalogue 2027.
Les classiques continuent de se réinventer
Au-delà des collaborations, plusieurs marques ont également profité de la Fashion Week pour présenter l’évolution de leurs modèles les plus emblématiques. Nike a profité de son showroom parisien qui a permis d’apercevoir une partie des prochaines silhouettes. Parmi les modèles les plus remarqués figure la Nike Air Max Dolce, récemment remise sous les projecteurs grâce à Comme des Garçons.
Les incontournables de la gamme Air Max étaient également présents. Une nouvelle Air Max 1 s’est laissée apercevoir aux côtés de la Air Max 95, dont le retour continue d’entretenir l’engouement autour du modèle à l’occasion de son trentième anniversaire. Deux nouvelles Air Max 97 complétaient cette présentation, confirmant que la silhouette imaginée par Christian Tresser reste au coeur des ambitions de Nike.
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Mais le showroom a surtout confirmé le retour de plusieurs modèles plus confidentiels. Trois nouvelles déclinaisons de la Nike Air Rift, devenue une véritable référence dans l’univers techwear, étaient exposées, tandis que la robuste Nike Goadome Low a fait son apparition. Lontemps associée aux envrionnements outdoor, cette dernière continue de s’étendre dans de nouvelles propositions.
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Chez Puma, la Speedcat confirme que la silhouette poursuit sa transformation en devenant une véritable plateforme créative. Parmi les propositions les plus remarquées figure la collaboration avec Noir Kei Ninomiya. Après avoir marqué les esprits avec ses interprétations florales de l’instapump Fury chez Reebok, le designer japonais applique cette fois son langage scupltural à la Speedcat. Sans modifier les proportions de la silhouette, celui-ci l’enveloppe de fleurs en 3D. Aux côtés de cette collaboration avant-gardiste, plusieurs nouvelles Speedcat ainsi que des déclinaisons inédites de la Suede se sont dévoilées, confirmant la volonté de la marque allemande de faire cohabiter ses archives avec sa vision.
Rick Owens fait renaître la Springblade
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Enfin, difficile de conclure ce récapitulatif sans évoquer l’une des silhouettes les plus inattendues : la adidas Springblade. Plus de dix ans après avoir marqué les esprits avec leurs premières collaborations, Rick Owens et adidas ouvrent un nouveau chapitre de leur histoire commune. Pour l’occasion, le créateur américain ressuscite l’une des technologies les plus iconiques de la marque aux trois bandes. Dévoilée dans une version aux proportions démesurées, la silhouette conserve son imposante semelle à lames tout en adoptant les codes propres à Rick Owens. Résultat ? Une silhouette qui semble osciller entre performance oubliée et sculpture futuriste.